Né en Syrie, ce jeune prodige a quitté son pays en guerre pour poursuivre des études de violon au conservatoire d'Aix-en-Provence, puis de Paris. Aujourd'hui membre du West-Eastern Divan Orchestra de Daniel Barenboim, il joue pour faire taire les balles au Proche-Orient.
Son violon lui a permis de fuir la guerre et de sauver sa famille. De Damas, en Syrie, jusqu’à Paris, en passant par le sud de la France et Berlin, voici l'histoire à peine croyable de Bilal Alnemr, un jeune prodige du violon qui tient aujourd'hui à remercier la France.
Gamin de la banlieue de Damas, Bilal apprend à jouer seul, en cachette, en dévorant des programmes TV musicaux occidentaux. A 13 ans, il est repéré par deux professeurs français en visite à Damas. Il quitte alors sa famille et son pays pour suivre des études au conservatoire d'Aix-en-Provence.
Une famille syrienne sauvée de l'enfer
Six mois plus tard, la guerre civile éclate en Syrie. Bilal est séparé de sa famille. Pendant sept ans, le jeune musicien se bat, "violon à la main", pour la sauver de l'enfer, et parvient finalement à faire accueillir ses parents et sa sœur dans son village de Vauvenargues, dans le Var.
Grâce à son talent et à la générosité de Français qui ont croisé sa route, Bilal décroche son baccalauréat, intègre le conservatoire supérieur de Paris (CNSMD) et offre une nouvelle vie à sa famille. Loin de la guerre, ensemble. Membre du West-Eastern Divan Orchestra, "l'orchestre pour la paix" de Daniel Barenboim, Bilal Alnemr joue aux côtés d'artistes israéliens, libanais, égyptiens... tous unis par la musique pour faire taire les balles au Proche-Orient.
n reportage de Julie Martin, Solène Boissaye et Alexandre Basso / Cover Films, diffusé dans "Envoyé spécial(Nouvelle fenêtre)" le 30 octobre 2025.
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